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 Avis de la presse - 24/05/04 - 10h08 - Vicostyle
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Vicostyle

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L'Humanité - Jean-Pierre Léonardini

L'union harmonieuse de tant de formes disparates aboutit, comme par magie, à un style, à la fois populaire au sens hollywoodien du terme et d'un raffinement intellectuel indéniable, aux confins d'un maniérisme, aussitôt rédimé par la conception du tout prenant toujours le pas sur la partie.

Télérama - Louis Guichard

(...) on ne peut que se rendre à l'évidence : non seulement 2046 est d'une beauté irradiante, mais surtout, l'effet de ressassement, de sampling, qu'il produit, atteint à l'essence même du cinéma de Wong Kar-wai.

Le Monde - Jean-Luc Douin

Palme d'or en puissance, le sublime film de Wong Kar-wai vient de hausser d'un cran le niveau du Festival. Nous sommes là en présence d'un très grand créateur, dont les images marquent l'inconscient. Sa caméra imprime une sorte de danse, sa virtuosité esthétique fait sourdre une émotion instinctive.

Zurban - Waldo Lydecker

La splendeur glacée des images éblouit plus qu'elle ne touche, et Wong Kar-Waï se livre à une idssection de sa propre créativité (...) Magnifique et déroutant.

Sélection officielle. Remix de «In the Mood for Love», «2046» reste touchant par sa sincérité.
Le chromo en boucle de Wong Kar-wai

Par Didier PERON et Olivier SEGURET

samedi 22 mai 2004 (Liberation - 06:00)

2046 de Wong Kar-wai (Chine),
avec Tony Leung, Zhang Ziyi, Gong Li, Takuya Kimura, Faye Wong... 2h.

Finalement, comme lors des déplacements de la Joconde, un couloir aérien spécial a été réservé au-dessus de la France et les bobines maudites de 2046 ont pu être présentées en temps et en heure aux festivaliers. Ceux-ci, à 24 heures de plier leur boutique critique, ont reçu le film de Wong Kar-wai dans cette imprévisible condition mentale qui est le lot commun au terme de l'épuisant rituel cannois : les pneus crevés, les phares presque éteints, le moteur toussotant.

Rutilant. Ce n'est pas forcément le plus mauvais état pour recevoir l'étrange épandage de chimie narcotique que 2046 dispense par vagues répétitives de chromos rutilants. Plus qu'une suite à In the Mood for Love, ce film en est presque un remake ou un remix. On y retrouve le personnage d'écrivain-journaliste Chow Mo Wan, interprété par Tony Leung, tombeur gominé, occupant à l'Oriental Hôtel la chambre 2046. Il a eu une histoire d'amour platonique avec Su Li Zhen (Gong Li) et en commence une autre, sexuelle et tarifée, avec Bai Ling (la panthère Zhang Ziyi). 2046, c'est aussi le titre du roman SF écrit par Chow et la part d'un futur prophético-onirique, une métropole mémorielle «dont nul n'est jamais revenu» et vers laquelle le film se propulse régulièrement à la faveur d'un train tout en effets spéciaux dignes d'un space opera.

Tournage à Singapour, à Macao, à Hongkong et dans le désert de Gobi ; quatre ans de luxueuses galères et de gestation ; trois chefs op consommés et consumés ; un secret si bien gardé sur le scénario, la matière, le sujet, et au finale le film lui-même que les producteurs en ont ignoré la teneur exacte jusqu'à la projection cannoise : seul un making of pourrait expliquer ce qui s'est réellement passé autour de ce tournage pour le moins compliqué. Dépression artistique ? Gros caprice de diva ? Ou alors geste radical et dans ce cas plutôt saillant ?

Fétichiste. Pour couronner le tout, un extravagant tour de prestidigitation de «Mandrake Wong» est venu sceller cet épais mystère qui flotte autour du film jusqu'à devenir sa marque de fabrique : l'une de ses actrices principales, Maggie Cheung, a disparu ! Pas de doute : elle figure bien au générique (et même, en photo, dans le dossier de presse), sous la mention «avec la participation exceptionnelle de...», mais elle est totalement absente du film. Il n'est pas exclu que l'actrice, qui a pourtant tourné des scènes, n'ait découvert elle-même cette mise à la trappe que vendredi au soir, à l'occasion de la projection de gala où elle fut remarquée n'applaudissant pas et tirant légèrement la tronche. L'événement est d'autant plus fou que le nom de Maggie Cheung, et sa notoriété internationale, était un argument majeur ayant permis le montage financier, relativement onéreux, de ce 2046, prévendu comme une sorte de masterpiece rétro, glamour et grandiose sur la rétrocession de Hongkong à la Chine continentale.

Tous ces accidents, 2046 en porte naturellement la trace : malgré la splendeur (presque humiliante) de ses interprètes, l'inflammation constante de la direction artistique (décors, costumes, maquillages, scénographies, lumières), c'est l'impression d'un corps défiguré, avec ses magnifiques morceaux, qui domine. Déceptif, donc, 2046 reste souvent émouvant par sa sincérité, l'absence de cynisme dont il témoigne. Le cinéma de Wong Kar-wai campe résolument sur sa crête solipsiste, sa forclusion fétichiste, sa boucle narrative autarcique. Il cherche davantage à filmer la séduction qu'à nous séduire. Il vit, comme ses personnages, dans une sorte de sortilège érotique permanent qui nous renvoie à l'ambiguïté du voyeur. On regarde, on paie pour voir. Mais on ne touche pas.

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Note: apparement la version de 2046 diffusé à Cannes n'était pas une version définitive!
En effet WKW affirmait cela avant la projection mais après celle ci il a déclaré : "La version du film est du moins celle du 21 mai 2004" ...
Donc wait and see ...

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Zhang Ziyi Rulez!!!

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